Signer en langue des signes : bien débuter
Signer en langue des signes, c’est communiquer avec les mains, mais pas seulement. Les expressions du visage, le regard, la posture et l’espace devant soi participent aussi au message. Pour apprendre à signer, il faut donc découvrir une langue à part entière, avec son vocabulaire et sa grammaire.
Quelle langue des signes apprendre en Belgique ?
Il n’existe pas une langue des signes universelle. En Belgique francophone, la langue utilisée est principalement la langue des signes de Belgique francophone (LSFB). En Flandre, on utilise la langue des signes flamande (VGT). Le choix de la langue dépend donc de la région et des personnes avec qui vous souhaitez communiquer.
La LSFB n’est pas simplement du français exprimé avec les mains : elle possède ses propres règles. La connaître permet de communiquer plus directement avec les personnes qui l’utilisent au quotidien et de mieux comprendre leur langue et leur culture.
Les mains ne font pas tout
Quand on débute, on a souvent tendance à se concentrer uniquement sur la forme des signes. Pourtant, plusieurs éléments peuvent contribuer au sens :
- La configuration et le mouvement des mains : leur forme, leur orientation et leur déplacement comptent.
- Le visage et le regard : les expressions peuvent préciser le sens ou la structure d’une phrase.
- La posture et l’espace : le corps et l’espace de signation peuvent aider à situer les personnes, les actions ou les idées.
Signer clairement ne consiste donc pas à exagérer chaque geste, mais à mobiliser ces éléments de manière naturelle et lisible.
Quelques conseils pour apprendre à signer
- Suivez un cours de LSFB. Un cours vous permet d’apprendre les signes dans leur contexte, de pratiquer la grammaire et de recevoir des corrections.
- Observez des personnes qui signent. Des vidéos et des échanges en LSFB vous aideront à vous familiariser avec le rythme, les expressions et les usages de la langue.
- Pratiquez régulièrement. Quelques minutes de pratique fréquente sont souvent plus utiles qu’une longue séance occasionnelle.
- Apprenez des phrases, pas seulement des listes de vocabulaire. Un signe peut varier selon le contexte. Le voir dans une phrase aide à en comprendre l’emploi.
- Acceptez de faire des erreurs. Comme dans toute langue, on progresse en essayant, en observant et en demandant des retours.
Les bons réflexes pour échanger
Pour attirer l’attention d’une personne qui signe, vous pouvez vous placer dans son champ de vision ou faire un signe visuel discret. Évitez de la surprendre ou de toucher quelqu’un sans son accord. Pendant la conversation, gardez le visage dégagé et assurez-vous d’être bien éclairé : les mains et les expressions doivent rester visibles.
Si vous ne comprenez pas un signe, demandez poliment de le répéter ou de reformuler. Il est aussi préférable de s’adresser directement à la personne, plutôt qu’à un éventuel interprète. Enfin, chaque personne a ses préférences : n’hésitez pas à lui demander le moyen de communication qui lui convient.
Une langue vivante, une rencontre
Apprendre à signer, c’est bien plus que mémoriser des gestes. C’est découvrir une langue vivante et s’ouvrir à d’autres façons de communiquer. Avec de la pratique, de la curiosité et le respect des personnes qui signent, chaque échange devient une occasion de progresser.
9 Raisons de Signer en Langue des Signes : Un Monde de Communication Inclusive
- Communiquer sans parler.
- Échanger dans un lieu bruyant.
- Favoriser l’inclusion des personnes sourdes.
- Apprendre une nouvelle langue.
- Mieux comprendre la culture sourde.
- Rendre les échanges plus visuels.
- Partager des moments avec davantage de personnes.
- Stimuler la mémoire et l’attention.
- Créer des liens au-delà des mots.
Les Défis de l’Apprentissage de la Langue des Signes : 7 Inconvénients à Considérer
- L’apprentissage demande du temps et de la pratique.
- Les langues des signes varient selon les régions.
- La langue des signes n’est pas universelle.
- Les échanges nécessitent une bonne visibilité.
- Une mauvaise lumière peut gêner la compréhension.
- Les gestes peuvent être mal interprétés sans contexte.
- Trouver des cours près de chez soi peut être difficile.
Communiquer sans parler.
Signer en langue des signes permet de communiquer sans parler, que ce soit dans un endroit bruyant, à distance ou lorsqu’il faut garder le silence. Grâce aux gestes, aux expressions du visage et au regard, le message reste clair et vivant. C’est aussi un moyen précieux d’échanger avec les personnes sourdes ou malentendantes, tout en découvrant une autre façon de communiquer.
Échanger dans un lieu bruyant.
La langue des signes permet de poursuivre une conversation même dans un lieu bruyant, où les paroles sont difficiles à entendre. Au café, lors d’un événement ou dans une rue animée, les gestes, les expressions du visage et le regard facilitent les échanges sans devoir hausser la voix. Il suffit toutefois de rester bien visible l’un pour l’autre et de disposer d’un éclairage suffisant.
Favoriser l’inclusion des personnes sourdes.
Signer en langue des signes favorise l’inclusion des personnes sourdes en leur permettant de participer plus facilement aux échanges, aux activités et à la vie collective. En apprenant quelques signes ou en suivant des cours de LSFB, chacun peut contribuer à rendre la communication plus accessible, que ce soit à l’école, au travail ou dans les services publics. C’est aussi une manière de reconnaître la langue et la culture des personnes sourdes et de créer des liens dans le respect et la compréhension mutuels.
Apprendre une nouvelle langue.
Signer en langue des signes, c’est apprendre une nouvelle langue et découvrir une autre manière de communiquer. En Belgique francophone, l’apprentissage de la langue des signes de Belgique francophone (LSFB) permet d’enrichir son vocabulaire, d’exercer sa mémoire et de mieux comprendre l’importance des expressions du visage et du langage corporel. C’est aussi une belle occasion de s’ouvrir à une autre culture et de créer des liens avec davantage de personnes.
Mieux comprendre la culture sourde.
Apprendre à signer, c’est aussi découvrir la culture sourde et mieux comprendre les expériences, les repères et les modes de communication des personnes sourdes. En échangeant directement en langue des signes, on dépasse les idées reçues, on se familiarise avec une communauté riche et diverse et on crée des liens plus respectueux et authentiques.
Rendre les échanges plus visuels.
Signer en langue des signes rend les échanges plus visuels et plus expressifs. Les gestes, les expressions du visage et le regard transmettent des informations qui complètent le message et aident à mieux en saisir les nuances. Cette communication visuelle peut aussi faciliter les échanges dans les lieux bruyants ou à distance, à condition de bien se voir et de disposer d’un éclairage suffisant.
Partager des moments avec davantage de personnes.
Signer en langue des signes permet de partager des moments avec davantage de personnes, notamment avec des personnes sourdes ou malentendantes. Que ce soit lors d’une rencontre, d’une activité ou d’une conversation du quotidien, quelques signes peuvent faciliter les échanges et aider chacun à se sentir inclus. C’est aussi une belle manière de créer des liens, de découvrir d’autres expériences et de communiquer au-delà des mots parlés.
Stimuler la mémoire et l’attention.
Signer en langue des signes stimule la mémoire et l’attention : il faut observer les gestes, retenir leur forme et leur mouvement, puis les associer à leur sens. La communication mobilise aussi le regard, les expressions du visage et la concentration, ce qui invite à rester attentif à plusieurs éléments à la fois. Avec une pratique régulière, signer peut ainsi devenir un excellent exercice pour entraîner ses capacités d’observation et de mémorisation.
Créer des liens au-delà des mots.
Signer en langue des signes permet de créer des liens au-delà des mots et de communiquer autrement, avec le regard, les expressions du visage et les gestes. En apprenant quelques signes, on peut rendre les échanges plus accessibles, partager des moments de complicité et montrer à son interlocuteur que sa manière de communiquer est pleinement reconnue. C’est une belle façon de rapprocher les personnes et de favoriser des relations plus inclusives, que ce soit en famille, entre amis ou dans la vie de tous les jours.
L’apprentissage demande du temps et de la pratique.
Apprendre à signer en langue des signes demande du temps et une pratique régulière. Au début, il faut mémoriser de nouveaux signes, se familiariser avec la grammaire et apprendre à coordonner les mains, le regard et les expressions du visage. Les progrès peuvent sembler lents, surtout sans occasions fréquentes de pratiquer avec d’autres personnes. La patience et la régularité sont donc essentielles pour gagner en aisance.
Les langues des signes varient selon les régions.
Les langues des signes varient selon les régions : il n’existe pas de langue des signes universelle. En Belgique francophone, on utilise principalement la langue des signes de Belgique francophone (LSFB), tandis que la Flandre a sa propre langue des signes (VGT). Cette diversité peut compliquer les échanges lorsqu’on voyage ou qu’on rencontre des personnes qui signent une autre langue. Il est donc utile de se renseigner sur la langue utilisée localement et de garder à l’esprit que certains signes peuvent aussi varier d’une communauté à l’autre.
La langue des signes n’est pas universelle.
Un inconvénient à prendre en compte est que la langue des signes n’est pas universelle : chaque pays, et parfois chaque région, possède sa propre langue des signes. En Belgique francophone, on utilise principalement la langue des signes de Belgique francophone (LSFB), tandis qu’en Flandre, c’est la langue des signes flamande (VGT). Ainsi, connaître une langue des signes ne garantit pas de pouvoir communiquer partout ; il faut parfois en apprendre une autre pour échanger avec des personnes d’un autre pays ou d’une autre communauté.
Les échanges nécessitent une bonne visibilité.
Les échanges en langue des signes nécessitent une bonne visibilité : il faut pouvoir voir clairement les mains, le visage et les expressions de son interlocuteur. Un éclairage insuffisant, une trop grande distance ou des personnes et objets qui font obstacle peuvent rendre la conversation difficile, voire interrompre l’échange. Cela demande parfois de choisir soigneusement l’endroit où l’on se place et de limiter les distractions visuelles.
Une mauvaise lumière peut gêner la compréhension.
Une mauvaise lumière peut gêner la compréhension, car les mains, le visage et les expressions risquent d’être difficiles à distinguer. Pour faciliter l’échange en langue des signes, veillez à choisir un endroit bien éclairé, sans contre-jour ni éclairage trop faible, et gardez votre visage et vos mains bien visibles.
Les gestes peuvent être mal interprétés sans contexte.
Un des défis de la communication en langue des signes est que certains gestes peuvent être mal interprétés lorsqu’ils sont sortis de leur contexte. Un même signe peut avoir plusieurs sens selon la situation, les expressions du visage ou les autres signes qui l’accompagnent. Pour éviter les malentendus, il est donc important de tenir compte de l’ensemble du message et, en cas de doute, de demander à la personne de répéter ou de préciser ce qu’elle veut dire.
Trouver des cours près de chez soi peut être difficile.
Trouver des cours de langue des signes près de chez soi peut parfois s’avérer difficile, surtout en dehors des grandes villes. Les formations ne sont pas toujours proposées à des horaires compatibles avec le travail ou les études, et les places disponibles peuvent être limitées. Il faut parfois se déplacer ou envisager des cours en ligne, même si ceux-ci ne permettent pas toujours de pratiquer les échanges en présentiel.