Quelles sont les différentes langues des signes ?

Les différentes langues des signes : bien plus qu’un langage universel

Il n’existe pas une seule langue des signes utilisée partout dans le monde. Comme les langues parlées, les langues des signes se sont développées au fil du temps au sein de communautés différentes. Elles ont leur propre vocabulaire, leur grammaire et leurs façons d’exprimer les idées. Une personne qui maîtrise une langue des signes ne comprend donc pas automatiquement toutes les autres.

Des langues à part entière

Une langue des signes ne consiste pas simplement à traduire chaque mot parlé par un geste. Elle s’appuie sur les mouvements des mains, mais aussi sur les expressions du visage, la posture, le regard et l’espace autour du corps. Ces éléments contribuent à la grammaire et au sens du message.

Les langues des signes sont des langues naturelles, transmises et façonnées par leurs communautés. Elles peuvent présenter des différences régionales, tout comme les langues parlées comportent des accents ou des variantes locales.

Les langues des signes en Belgique

La Belgique compte deux langues des signes principales, associées à des communautés linguistiques différentes :

  • La langue des signes de Belgique francophone (LSFB), utilisée principalement en Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a été reconnue par la Communauté française en 2003.
  • La Vlaamse Gebarentaal (VGT), utilisée principalement en Flandre. Elle a été reconnue par le Parlement flamand en 2006.

Ces deux langues ne sont pas deux versions signées du français et du néerlandais. Elles ont chacune leur histoire, leur vocabulaire et leur grammaire. La langue parlée dans une région ne détermine pas automatiquement la langue des signes qui y est utilisée.

En Communauté germanophone, des personnes utilisent notamment la langue des signes allemande (DGS). Les pratiques et les besoins peuvent varier selon les personnes et les situations.

Quelques exemples dans le monde

Il existe de nombreuses autres langues des signes. Parmi les plus connues, on trouve l’American Sign Language (ASL), la British Sign Language (BSL), la Langue des signes française (LSF), la langue des signes espagnole et la langue des signes japonaise.

Les langues des signes d’un même pays ne sont pas nécessairement similaires. Par exemple, l’ASL et la BSL sont différentes, même si les États-Unis et le Royaume-Uni partagent l’anglais comme langue parlée. À l’inverse, des langues des signes utilisées dans des pays différents peuvent avoir des liens historiques.

Et la « langue des signes internationale » ?

Lors de rencontres internationales, des personnes sourdes peuvent recourir à des signes et à des stratégies de communication partagés. On parle souvent de Signes internationaux ou d’International Sign. Il s’agit d’une forme de communication qui facilite les échanges entre personnes de langues des signes différentes, notamment lors d’événements internationaux. Ce n’est toutefois pas une langue universelle que tout le monde apprendrait de la même manière.

Apprendre la langue des signes de son environnement

Pour communiquer au quotidien, il est utile d’apprendre la langue des signes employée par la communauté avec laquelle on souhaite échanger. En Belgique francophone, il s’agira généralement de la LSFB ; en Flandre, de la VGT. Apprendre une langue des signes permet aussi de découvrir une culture et des façons de communiquer riches et singulières.

Les langues des signes sont des langues vivantes, diverses et en évolution. Les reconnaître et les apprendre contribue à rendre les échanges plus accessibles et à mieux valoriser les communautés qui les font vivre.

 

Questions Fréquemment Posées sur les Langues des Signes en Belgique

  1. Existe-t-il une langue des signes universelle ?
  2. Quelles langues des signes sont utilisées en Belgique ?
  3. Quelle est la différence entre la LSFB et la Vlaamse Gebarentaal (VGT) ?
  4. Les langues des signes suivent-elles la grammaire des langues parlées ?
  5. Une personne qui connaît la langue des signes française (LSF) peut-elle comprendre la LSFB ?
  6. Pourquoi l’American Sign Language (ASL) et la British Sign Language (BSL) sont-elles différentes ?
  7. Les langues des signes varient-elles d’une région à l’autre ?
  8. Quelle langue des signes apprendre en Belgique francophone ?

Existe-t-il une langue des signes universelle ?

Non, il n’existe pas de langue des signes universelle. Chaque langue des signes possède son propre vocabulaire, sa grammaire et ses particularités culturelles. En Belgique, par exemple, on utilise notamment la langue des signes de Belgique francophone (LSFB) et la Vlaamse Gebarentaal (VGT). Lors de rencontres internationales, certaines personnes ont recours aux Signes internationaux pour faciliter les échanges, mais ceux-ci ne constituent pas une langue universelle comprise par tout le monde.

Quelles langues des signes sont utilisées en Belgique ?

En Belgique, deux langues des signes sont principalement utilisées : la langue des signes de Belgique francophone (LSFB), surtout en Fédération Wallonie-Bruxelles, et la Vlaamse Gebarentaal (VGT), principalement en Flandre. Elles possèdent chacune leur propre grammaire et leur propre vocabulaire : la LSFB n’est pas simplement du français traduit en signes, pas plus que la VGT n’est du néerlandais signé. En Communauté germanophone, certaines personnes utilisent également la langue des signes allemande (DGS).

Quelle est la différence entre la LSFB et la Vlaamse Gebarentaal (VGT) ?

La LSFB (langue des signes de Belgique francophone) et la Vlaamse Gebarentaal (VGT) sont deux langues des signes distinctes, utilisées principalement en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Flandre. Elles ont chacune leur propre vocabulaire, leur grammaire et leur histoire : la LSFB n’est pas simplement du français signé, et la VGT n’est pas du néerlandais signé. Connaître l’une ne signifie donc pas comprendre automatiquement l’autre, même si certaines personnes maîtrisent les deux.

Les langues des signes suivent-elles la grammaire des langues parlées ?

Non, les langues des signes ne suivent pas nécessairement la grammaire des langues parlées dans leur région. La LSFB, par exemple, n’est pas du français transposé en gestes : elle possède sa propre grammaire et organise les informations selon ses propres règles, notamment grâce aux mouvements, aux expressions du visage et à l’espace. De même, la VGT est une langue à part entière, distincte du néerlandais parlé. Comme pour toute langue, certaines structures peuvent se ressembler ou être influencées par les langues environnantes, mais chaque langue des signes a son fonctionnement propre.

Une personne qui connaît la langue des signes française (LSF) peut-elle comprendre la LSFB ?

Pas nécessairement. La langue des signes française (LSF) et la langue des signes de Belgique francophone (LSFB) ont des liens historiques et partagent certains signes, mais ce sont deux langues distinctes, avec leur propre vocabulaire et leurs particularités. Une personne qui connaît la LSF pourra parfois reconnaître certains signes ou comprendre quelques éléments, sans pour autant suivre facilement une conversation en LSFB. Pour communiquer plus aisément en Belgique francophone, il est donc préférable d’apprendre la LSFB.

Pourquoi l’American Sign Language (ASL) et la British Sign Language (BSL) sont-elles différentes ?

L’American Sign Language (ASL) et la British Sign Language (BSL) sont différentes parce qu’elles se sont développées au sein de communautés sourdes distinctes et ont suivi leur propre évolution. Malgré l’usage de l’anglais parlé aux États-Unis et au Royaume-Uni, les langues des signes ne sont pas des transcriptions gestuelles des langues parlées : elles ont leur vocabulaire et leur grammaire propres. L’ASL a notamment été influencée par la langue des signes française (LSF), tandis que la BSL possède une histoire différente. Il n’est donc pas garanti qu’une personne maîtrisant l’ASL comprenne la BSL, et inversement.

Les langues des signes varient-elles d’une région à l’autre ?

Oui. Les langues des signes varient d’un pays à l’autre et peuvent aussi présenter des différences régionales, un peu comme les langues parlées. Elles possèdent leur propre vocabulaire, leur grammaire et leurs expressions. En Belgique, par exemple, la langue des signes de Belgique francophone (LSFB) et la Vlaamse Gebarentaal (VGT) sont deux langues distinctes. Même au sein d’une même langue des signes, certains signes peuvent différer selon la région ou la communauté.

Quelle langue des signes apprendre en Belgique francophone ?

En Belgique francophone, la langue à apprendre est généralement la langue des signes de Belgique francophone (LSFB). Elle est distincte de la langue des signes française (LSF), même si les deux peuvent partager certains signes. Pour échanger avec des personnes sourdes de votre région, privilégiez donc un cours de LSFB, idéalement proposé par une association ou un formateur en lien avec la communauté sourde.