Signe pour sourd et muet : les termes et gestes à connaître
Quel signe utiliser pour parler d’une personne sourde ou muette ?
On recherche parfois « signe pour sourd et muet » pour savoir comment désigner une personne en langue des signes. Il est utile de distinguer deux choses : le signe employé pour parler de la surdité et la langue utilisée pour communiquer avec une personne sourde.
« Sourd-muet » : une expression généralement déconseillée
L’expression « sourd-muet » est encore connue, mais elle est souvent considérée comme inexacte ou dépassée. Une personne sourde n’est pas nécessairement muette : certaines personnes sourdes parlent, d’autres préfèrent communiquer en langue des signes, par écrit ou de plusieurs façons.
En français de Belgique, on peut généralement dire « une personne sourde » ou « une personne sourde qui ne parle pas », si cette précision est pertinente. Le plus simple reste de respecter le terme que la personne utilise pour parler d’elle-même.
La langue des signes n’est pas universelle
Il n’existe pas une seule langue des signes utilisée partout dans le monde. En Belgique francophone, la langue de référence est la langue des signes de Belgique francophone (LSFB). Elle possède sa propre grammaire et son propre vocabulaire : ce n’est pas simplement du français traduit mot à mot avec les mains.
Le signe pour désigner la surdité peut varier selon la langue des signes, le contexte et les usages des personnes concernées. Pour apprendre un signe précis en LSFB, mieux vaut consulter une personne sourde ou un·e formateur·rice compétent·e, ou suivre un cours de LSFB, plutôt que de se fier à une illustration isolée.
Quelques conseils pour communiquer
- Attirez l’attention de la personne avec délicatesse, par exemple en vous plaçant dans son champ de vision.
- Regardez-la lorsque vous communiquez et gardez le visage visible.
- Demandez-lui quel moyen de communication elle préfère : LSFB, écrit, lecture labiale ou autre.
- Ne supposez pas qu’une personne sourde comprend la langue des signes : les préférences et les parcours sont différents.
- Si vous ne comprenez pas, demandez de répéter ou de reformuler au lieu de faire semblant d’avoir compris.
Apprendre la LSFB
Apprendre quelques signes peut être un premier pas, mais une langue des signes s’apprend dans son ensemble et au contact de ses locuteur·rices. Des cours et des échanges avec la communauté sourde permettent de progresser tout en découvrant la culture et les pratiques associées à la LSFB.
En résumé, « personne sourde » est généralement préférable à « sourd-muet ». Et pour communiquer en Belgique francophone, la LSFB est une langue à part entière, qui s’apprend avec respect et auprès de personnes qui la pratiquent.
9 Conseils pour Communiquer en Langue des Signes en Belgique Francophone
- En Belgique francophone, apprends la LSFB.
- La langue des signes varie selon les régions.
- Demande à la personne comment elle préfère communiquer.
- Regarde la personne, pas seulement ses mains.
- Garde les mains et le visage bien visibles.
- Signe clairement, sans exagérer les gestes.
- Utilise aussi les expressions du visage.
- Ne suppose pas qu’une personne sourde est muette.
- Demande avant de toucher quelqu’un pour attirer son attention.
En Belgique francophone, apprends la LSFB.
En Belgique francophone, apprendre la langue des signes de Belgique francophone (LSFB) est une belle façon de communiquer avec les personnes sourdes et de mieux découvrir leur culture. La LSFB est une langue à part entière, avec son propre vocabulaire et sa propre grammaire : elle ne consiste pas à traduire chaque mot français avec les mains. Pour progresser, privilégiez des cours ou des ressources proposés par des personnes qui pratiquent la LSFB.
La langue des signes varie selon les régions.
La langue des signes varie selon les régions et les pays : il n’existe pas de langue des signes universelle. En Belgique francophone, on utilise principalement la langue des signes de Belgique francophone (LSFB), qui possède son propre vocabulaire et sa propre grammaire. Un signe peut donc être différent ailleurs ; pour apprendre le signe juste, mieux vaut se référer aux usages locaux et aux personnes qui pratiquent la LSFB.
Demande à la personne comment elle préfère communiquer.
Demandez à la personne comment elle préfère communiquer : en langue des signes de Belgique francophone (LSFB), par écrit, en parlant ou d’une autre manière. Les préférences varient d’une personne à l’autre ; mieux vaut donc poser la question avec naturel et respect, plutôt que de faire des suppositions.
Regarde la personne, pas seulement ses mains.
Quand vous communiquez en langue des signes, regardez la personne et pas seulement ses mains. Le regard, les expressions du visage et les mouvements du corps font partie du message et peuvent en préciser le sens. En gardant votre attention sur son visage, vous suivez mieux l’échange et montrez que vous êtes pleinement à l’écoute.
Garde les mains et le visage bien visibles.
Quand vous communiquez en langue des signes, gardez les mains et le visage bien visibles. Les signes se lisent aussi grâce aux expressions du visage et aux mouvements du corps : évitez donc de mettre les mains devant votre visage ou de vous placer dans une zone mal éclairée. Votre interlocuteur·rice pourra ainsi mieux suivre votre message.
Signe clairement, sans exagérer les gestes.
Signez clairement, mais sans exagérer les gestes. En LSFB, la précision et la fluidité comptent davantage que l’ampleur des mouvements. Gardez les mains bien visibles, adoptez un rythme naturel et articulez les signes avec soin. Si votre interlocuteur·rice ne comprend pas, répétez ou reformulez plutôt que de faire des gestes plus grands ou plus brusques.
Utilise aussi les expressions du visage.
En langue des signes, les expressions du visage font partie intégrante du message : elles peuvent exprimer une émotion, préciser le sens d’un signe ou marquer une question. Quand vous communiquez en LSFB, veillez donc à ne pas garder le visage impassible et à regarder votre interlocuteur·rice. Comme pour les signes eux-mêmes, les expressions et leur rôle s’apprennent avec la pratique.
Ne suppose pas qu’une personne sourde est muette.
Ne supposez pas qu’une personne sourde est muette : certaines personnes sourdes parlent, tandis que d’autres préfèrent communiquer en langue des signes, par écrit ou autrement. La surdité et la capacité à parler sont deux choses différentes. Pour échanger avec quelqu’un, demandez simplement quel moyen de communication lui convient le mieux, sans faire de suppositions.
Demande avant de toucher quelqu’un pour attirer son attention.
Pour attirer l’attention d’une personne sourde, évitez de la toucher sans prévenir. Approchez-vous dans son champ de vision ou faites un léger signe de la main. Si vous devez la toucher, demandez d’abord la permission, par exemple en lui faisant signe ou en lui écrivant un petit mot. Ce geste simple respecte son espace personnel et permet d’engager la conversation en toute confiance.
